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Optimiser son cerveau avecLE NEUROFEEDBACK DYNAMIQUE


Insomnie, anxiété, troubles de l’attention, épilepsie et même handicap physique ou mental... Une technique issue de l’électroencéphalographie, le neurofeedback, promet d’optimiser l’activité cérébrale, donc l’état des malades. Venue des Etats-Unis, elle est restée cantonnée à un niveau expérimental en Europe, jusqu’à l’apparition en 1999 d’un neurofeedback non médical venu du Canada. Accessible à tous, le Neuroptimal, contrairement au neurofeedback classique, agit en dehors de l’acti- vité volontaire du patient. Assis dans un fauteuil avec cinq capteurs autour de la tête, celui-ci n’a qu’à se relaxer en écoutant de la musique pour obtenir des améliorations parfois spectaculaires ! Alertés par plusieurs témoignages, nous avons mené l’enquête.

C’est en 1972, à la faveur du développement de l’élec- troencéphalographie, cette technologie médicale qui permet d’enregistrer l’activité électrique du cerveau par l’intermédiaire d’électrodes placées sur le cuir chevelu, que s’est développée la tech- nique du neurofeedback. Cette année-là, pour la première fois dans l’histoire de la médecine, une jeune femme de 23 ans souffrant d’une épilepsie rebelle à tout traitement, parvint, en quelques séances d’ob- servation de sa propre activité cérébrale, à la contrôler volontairement jusqu’à voir disparaître ses crises... Cette réussite était le fruit de longues années d’observation et de dé- couvertes fondamentales. Dès les débuts de l’électroencéphalographie, il avait été remarqué que l’état intérieur d’une personne était corrélé aux fréquences électriques produites par le cerveau. Par exemple, sur un spectre général de 1 à 42 hertz correspondant à l’activité cérébrale, la bande des 8 à 12 hertz se déploie quand la personne se trouve dans un état proche de la relaxation. Mais la vraie trouvaille qui allait présider au développement du neurofeedback fut réalisée dans les années 1950 à l’Université de Chicago par le psychologue Joe Mamiya. En reliant un électroencéphalographe à un ordinateur qui produisait un son plus ou moins aigu en fonction de la fréquence des ondes cérébrales enregis- trées, il se rendit compte qu’à la suite d’un entraînement, chacun pou- vait produire volontairement les ondes alpha de la détente. Une fois ces ondes activées, la personne ressentait une détente et un niveau d’éner- gie supérieur et ce, de manière durable. En 1968, le professeur de neu- robiologie Barry Sterman fit une autre découverte qui allait bientôt faire de l’électroencéphalographie un outil proprement thérapeutique. Il par- vint à entraîner des chats à développer une bande de fréquence alors inconnue, le rythme sensorimoteur (entre 12 et 15 hertz), qui apparaît dans les zones motrices du cerveau de l’animal quand il est totalement immobile mais vigilant, par exemple lorsqu’il guette une souris. Un état de détente physique mais relié à une conscience précise de l’environne- ment. Le hasard voulut que Barry Sterman fut appelé par la NASA pour étudier le lien entre un composé chimique combustible de fusée et l’épi- lepsie. Injectant le produit à un certain nombre de chats dont certains avaient préalablement accru leur rythme sensorimoteur, il eut la sur- prise de constater que ceux entraînés résistaient à l’apparition des crises.

Soulagement de l’épilepsie et de la douleur Le neurofeedback actuel est le fruit de ces découvertes fortuites. Aujourd’hui encore, c’est en les entraînant à développer les ondes céré- brales voulues qu’il soulage les patients souffrant d’épilepsie rebelle aux traitements médicamenteux. Avec succès. Une méta-analyse menée sur 250 patients a montré que 82 % des malades traités par neurofeedback présentaient une réduction de leurs crises de plus de 50 %. Un score ap- préciable quand on sait qu’actuellement, un tiers des épileptiques ne bénéficient d’aucun traitement efficace. Pour toutes les maladies trai- tées par neurofeedback, le principe est le même : permettre au patient de visualiser l’activité d’une zone cérébrale impliquée dans ses symptômes. Ce dernier, par entraînement mental, apprend à moduler à la hausse ou à la baisse l’activité de cette zone jusqu’à l’apaisement. Si aujourd’hui, le neurofeedback par électroencéphalographie reste le plus répandu, une nouvelle génération de neurofeedback par imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) permet de cibler plus précisément les zones du cerveau impliquées dans tel ou tel symptôme. La douleur par exemple. En 2005, Christopher de Charms, neurobiologiste de l’Université de Stanford démontra lors d’une étude sur 36 patients qu’il pouvait les entraîner à l’apaiser efficacement. L’IRMf permettait en effet de visualiser en temps réel l’activité du cortex cingulaire antérieur, une minuscule zone du cerveau impliquée dans la perception doulou- reuse. Pour le patient, l’activité du cortex cingulaire antérieur était repré- sentée par un feu dont l’intensité traduisait l’amplitude des signaux cérébraux mesurés. En cherchant à apaiser le feu par entraînement men- tal, les patients ont appris à atténuer la perception douloureuse de ma- nière significative. Depuis les débuts de la discipline, plus d’un millier d’études scientifiques ont cherché à évaluer les effets de l’observation de l’activité cérébrale par le patient sur sa capacité à la contrôler favorablement...

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Source : Néosanté

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